PrEP : fonctionnement, efficacité, prix

Vous en avez peut être déjà entendu parler, la PrEP, un moyen de prévention qui évite aux personnes non porteuses du VIH d’être contaminé. Alors comment ça marche, est-ce que c’est efficace, combien ça coûte et quelles sont les alternatives ? C’est ce que vous allez apprendre ci-dessous.

Comment fonctionne la PrEP ?

La PrEP, pour pre-exposure prophylaxis, est une stratégie de prévention de contamination au VIH. Cette stratégie, qui est préscrite par un médecin, est une combinaison de médicaments.

En France, il n’y a qu’une seule stratégie médicamenteuse qui est autorisée : un comprimé qui contient de l’emtricitabine (antirétroviral) et le ténofovir disoproxil (antirétroviral).

Ces deux antirétroviraux agissent spécifiquement sur le virus d’immunodéficience VIH-1 et VIH-2, mais aussi sur le virus de l’hépatite B (VHB).

S’il est important que ce traitement soit préscrit par un médecin c’est qu’il peut y avoir des intéractions avec d’autres médicaments ou traitements en cours.

Est-ce que la PrEP est efficace ?

Oui la PrEP est très efficace ! De nombreuses recherches prouvent l’efficacité de la PrEP dans de nombreux pays comme aux USA, Kenya, Royaume-Uni, France, Canada… Toutes ces recherches montrent que si le tratitement PrEP est bien suivi, le risque de contamination est infime.

Comme tous les traitements, la PrEP peut avoir des effets indésirables. Au délà des problèmes rénaux qui seront détectés et suivis lors du rendez-vous ave cle médecin pour l’ordonnance, la PrEP peut occasionner de légères nausées, diarrhées ou maux de tête.

Il est déconseillé d’être sous anti-inflammatoires lors d’un traitement PrEP, toujours pour les reins…

Comment être sous PrEP et combien ça coûte ?

La statégie de PrEP est uniquement préscrite aux personnes séronégatives de plus de 18 ans qui pensent avoir des risques de contracter le VIH : les hommes gays qui ont des rapports avec plusieurs partenaires, les travailleuses et travailleurs du sexe, … et qui ont des relations sexuelles sans préservatif.

Pour être sous PrEP vous devez prendre rendez-vous dans un centre de référence VIH. Lors de ce rendez-vous, un bilan médical sera réalisé avec un dépistage des IST et du VIH, mais aussi un contrôle de la fonction rénale (le traitement PrEP est déconseillé aux personnes qui ont des problèmes rénaux). Si tout est ok lors des examens, vous aurez une ordonnance valable 1 an qui est valable en pharmacie.

Si vous êtes en France, avec la sécurité sociale et une mutuelle, cette prescription est remboursée à 100 %.

A titre d’exemple, une boite de 30 pilules de TÉNOFOVIR DISOPROXIL MYLAN 245 mg est au prix de 128 €.

Je n’ai pas pris la PrEP et j’ai un risque de transmission

Si vous avez eu un rapport non protégé et que vous pensez avoir un risque de transmission du VIH, vous pouvez avoir recours au traitement post-exposition, appelé TPE (pour traitement d’urgence). Il doit être pris dans les 48 h après le risque de transmission puis tous les jours pendant 1 mois. S’il est pris après 72 h il ne sera plus efficace puisqu’il s’agit de stopper la multiplication du virus dans le corps.

Si vous êtes concerné, là aussi, contactez au plus vite le centre de référence VIH le plus proche de chez vous. Le TPE pourra être prescrit après un entretien par le médecin de la salle d’urgence. A noter que le TPE est remboursé par la mutuelle mais pas la prise en charge (prise de sang, prise en charge psychologique, etc) qui sera a vos frais.

Protégez-vous, dépistez-vous

Comme tous les ans, Santé Public France a présenté les chiffres du dépistage du VIH et il est en légère augmentation en 2021 avec 5013 cas dépistés, contre 4759 cas dépistés en 2020.

Des chiffres sont toujours trop élevés à l’heure où la prévention est à son maximum et que les outils comme le préservation ou la PrEP sont performants.

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